Notre histoire

1920

C’est en Juillet 1920 que le cardinal Maurin confie au Père La Mache la création d’une école professionnelle et technologique. Celle-ci donnera une formation générale mais aussi une formation technique et pratique pour « faire des ouvriers capables de devenir des cadres dans les ateliers et les entreprises », selon les paroles même du Cardinal… l’ampleur des besoins est importante car une génération de jeunes gens a été décimée par la guerre de 14-18.

La première rentrée s’effectue le 19 octobre 1920 avec 25 élèves – 21 en mécanique et 4 en bois – dans les locaux du cours Gambetta mis à disposition par l’abbé Boisard. L’effectif croit rapidement, puisque l’école scolarise un total de 69 élèves en 1924, et 92 en 1928. Le cursus se déroule sur cinq années, mais à cette époque, rares sont ceux qui achèvent une scolarité complète. La plupart quitte l’école au bout de trois ans, pour devenir artisans, ouvriers qualifiés, contremaitres ou chefs d’entreprises.

1933

En 1933, les usines automobiles Cottin Desgouttes – implantées dans le quartier du Bachut – ferment leurs portes. Une partie des ateliers et un terrain sont acquis par la Société Immobilière du Bachut, qui s’est constituée pour l’occasion. La construction de l’école débute par la pose de la première pierre et sa bénédiction par le Cardinal le 11 août 1934 : « Cet édifice est construit pour que l’Ecole poursuive son développement, donnant une formation professionnelle, morale et religieuse à un nombre toujours croissant de jeunes ouvriers chrétiens, par qui rayonnera dans le monde des travailleurs et dans la société toute entière, l’action divine de Jésus ouvrier ».

1936

En septembre 1936, 140 élèves effectuent leur rentrée dans les locaux neufs et se répartissent en quatre sections : mécanique, serrurerie, menuiserie et ébénisterie.

1957

En 1957, les terrasses de l’Ecole et de la chapelle sont transformées en locaux d’hébergement et scolaires pour faire face à la croissance des effectifs. En 1958, avec la création des techniciens supérieurs en électrotechnique, l’école franchit le cap des 400 élèves et accueille désormais 300 pensionnaires.

1970

En 1970, l’école fait un nouveau bond en avant avec 441 élèves dont 324 pensionnaires, à l’occasion du passage sous contrat simple avec l’Etat, et des exigences d’effectifs qui sont imposées et auxquelles il faut faire face. En 1971, l’école cède une partie de son terrain à la ville pour la construction de l’actuel boulevard Jean XXIII et, une autorisation est donnée à l’école pour construire une passerelle, permettant d’éviter aux élèves de traverser le boulevard pour se rendre aux ateliers.

1977

L’agrandissement de l’école se poursuit par l’édification en 1977 d’un bâtiment sur neuf niveaux qui devient le nouvel internat de l’école. C’est en 1980 que l’École devient le Lycée Technique Privé Maurice La Mache, sous contrat d’association avec l’Éducation Nationale, tout en conservant sa vocation d’école-entreprise, qui est sa marque de fabrique depuis l’origine.

1990

En 1990, l’école accueille 580 élèves, dont 310 internes. Le centre de formation post BTS ouvre ses portes en 1995. Dans la continuité des formations proposées au lycée, il apporte une réponse aux exigences nouvelles de l’enseignement supérieur professionnel. Pour l’an 2000, de nouveaux ateliers sont construits sur le terrain de sport de l’Ecole. Ils sont adaptés aux besoins des clients de l’industrie et du bâtiment et permettent aux jeunes de se former sur des machines modernes. Les anciens ateliers sont vendus pour la construction d’un programme immobilier résidentiel, mais l’école conserve toutefois une partie du terrain où elle implante un gymnase, toujours accessible par la passerelle.

2007

L’école passe au statut de Fondation en 2007. Pour la première fois un lycée technique privé catholique obtient ce statut, assorti de la reconnaissance d’utilité publique. Il s’agit là pour l’école d’une nouvelle dimension institutionnelle. Dans cette période, les effectifs s’envolent : 810 élèves en 2003, 920 en 2010, 1050 en 2013 et 1150 aujourd’hui… l’édification d’un nouveau bâtiment est en chemin et il permettra de mieux accueillir l’ensemble des élèves et étudiants de l’école à l’horizon 2022.

Maurice Paul Marie La Mache est né à La Mulatière le 28 juillet 1887. Il est le dernier enfant d’une fratrie de 7. C’est au sein d’une famille pieuse et généreuse qu’il grandit. C’est lors de sa première communion qu’il entend l’appel du seigneur, sa vocation ne fait aucun doute auprès des siens. Le 4 octobre 1904, il entre au séminaire de Francheville et prend la soutane. Le 12 octobre 1910, il entre au séminaire universitaire et est ordonné prêtre le 17 décembre par Monseigneur Déchelette. En juin 1912, il présente sa thèse sur la « Communion des Saints » et est reçu Docteur en théologie. Au début de 1920, Maurice La Mache est nommé vicaire à Saint Martin d’Ainay où il reste que peu de temps puisqu’en juillet, le Cardinal Maurin lui confie la fondation et la direction d’une école catholique professionnelle. L’Ecole de l’Apprentissage Supérieure est née.

Parler du père La Mache ne peut se résumer à des éléments biographiques et les quelques témoignages suivants vous permettront de comprendre l’esprit que ce fondateur a voulu donner à l’école. La famille, c’est ainsi qu’il considérait l’école et ses élèves. Les premières années de l’Ecole au « 112 » (112 Cours Gambetta) dans les locaux de Boisard sont des années de mise en place difficile mais il arrive à y créer déjà l’esprit de famille de l’Ecole.

Pour les 25 ans de l’Ecole, le père La Mache écrira « Nous pensons que l’Ecole peut être une grande famille. J’entends bien que la famille n’est vivante que si elle a un esprit, et que, entre tous ses membres, grâce à l’esprit commun, règne une large confiance ».

La confiance c’est ce qu’il insufflait aux élèves car c’est ce qu’il avait en eux. Il disait : « Les apprentis font eux-mêmes leur école. Elle est leur œuvre et le fonctionnement de leur travail, l’édifice de leur pensée ».

Le respect et la reconnaissance, c’est ce qu’il accordait aux jeunes, dans leurs histoires, leur parcours et leurs individualités.

« Je me rappelle quelle place tenait alors pour lui les élèves. C’était un défilé incessant, non seulement dans la journée mais parfois tard la nuit où il lui est arrivé de s’endormir sur sa chaise en écoutant un garçon qui jugeait alors bon de sortir sur la pointe des pieds »

« Dans les entretiens qu’il avait avec les uns et les autres, au jour le jour, il notait le compte rendu succinct, mais précis, sur un carnet, afin de pouvoir mieux les suivre et les aider dans leur formation, on sentait qu’il connaissait chacun par son nom. Certes, le don de la psychologie ne lui faisait pas défaut et il avait vite fait de cerner le caractère de chacun. Mais sa connaissance était plus profonde. »

« Ah oui l’anonymat n’était pas de mise dans le cœur du père La Mache. Et la connaissance qu’il avait de chacun rejaillissait à travers bien des détails. »

C’est le 12 septembre 1976 que le père La Mache s’est éteint. Ses funérailles ont eu lieu le 16 septembre dans une cathédrale Saint Jean pleine à craquer, de toute cette famille qu’il avait créée et de tous ces jeunes qu’il avait guidés.

Le Père La Mache 
Fondateur de l’École La Mache
1887-1976

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